Mis à jour
Mis à jour le 11 mars 2026 — coefficients salarié et barème fiscal 2026 actualisés.
Cette page prend les deux points de départ les plus fréquents — un salaire brut mensuel et un chiffre d’affaires freelance — puis les traduit dans la même langue : le revenu net. Vous voyez ensuite le point d’équilibre où le freelance passe devant.
Comparez le net salarié au net freelance sur le même écran.
Repérez le CA à partir duquel l’indépendance devient réellement plus rentable.
Lisez les avantages et les angles morts de chaque statut avec des exemples concrets.
Différence mensuelle : 452 € en faveur du salarié.
À partir de ce CA mensuel, le freelance dépasse le net salarié actuel selon vos réglages.
Beaucoup de comparatifs rapides opposent un salaire net à un chiffre d’affaires freelance. C’est le raccourci le plus fréquent et aussi le plus trompeur. Le salarié voit un revenu déjà filtré par la mécanique de la paie. Le freelance voit un montant encaissé qui reste à transformer. Tant que cette traduction n’est pas faite correctement, la comparaison donne un faux sentiment de supériorité ou de perte selon le cas.
Le bon comparatif part donc de deux bases lisibles : un salaire brut transformé en net salarié d’un côté, un CA transformé en net freelance après URSSAF, impôt et provision CFE de l’autre. À ce moment seulement, on peut parler de différence mensuelle réelle. C’est la logique de cette page : sortir du débat théorique pour revenir à ce que vous pouvez vraiment garder.
Ce cadrage est particulièrement utile pour une personne qui hésite entre rester salariée, accepter un portage, ou se lancer en micro-entreprise. Il évite les décisions prises sur un chiffre flatteur mais incomplet.
Le salaire brut donne une idée de votre niveau de rémunération, mais il ne raconte pas tout le cadre de protection qui va avec : cotisations sociales, congés payés, mutuelle employeur, éventuelle stabilité de mission et rythme de versement fixe. En pratique, deux revenus nets proches peuvent produire des ressentis très différents si l’un inclut plus de sécurité et moins d’administration.
Quand vous comparez un brut salarié à un CA freelance, il faut donc distinguer deux choses : le revenu mensuel disponible et l’environnement qui l’accompagne. La page répond surtout à la première question, parce qu’elle est calculable immédiatement. Mais les sections suivantes remettent aussi en place ce que le chiffre seul ne dit pas pour éviter une conclusion trop rapide.
Autrement dit, si le freelance gagne 300 € de plus par mois mais doit absorber davantage d’incertitude, la décision n’est pas purement mathématique. Elle est plus large.
Le compte gratuit reprend le même calcul, ajoute la réserve et les alertes de pilotage.
Le chiffre d’affaires freelance cache plusieurs angles morts : jours non facturés, prospection, matériel, vacances non payées, trous de mission, et parfois TVA mal anticipée. Un CA de 6 000 € n’a donc de sens qu’une fois transformé en net réel et remis dans un rythme annuel cohérent.
C’est justement pour cela que le point d’équilibre calculé ici est utile : il ne se contente pas de dire 'le freelance peut gagner plus'. Il dit à partir de quel niveau de CA vous passez devant en net comparable, avec la mécanique fiscale et sociale actuelle. Le résultat n’est pas parfait dans l’absolu, mais il est bien plus robuste qu’un simple ratio pris à la louche.
Un bon comparatif freelance vs salarié doit donc être à la fois chiffré et honnête. Il doit montrer le différentiel, mais aussi rappeler ce qui n’est pas inclus dans ce différentiel.
Le but d’un comparatif n’est pas seulement d’avoir un cas personnel. Il est aussi de donner des repères. Le tableau ci-dessous aide à visualiser comment évolue le rapport entre CA freelance, net réellement disponible et salaire brut comparable quand on monte en revenus. Ce type de grille est précieux pour se projeter, préparer une hausse de TJM ou décider si un passage en indépendant a du sens à court terme.
Il faut bien lire ces montants comme des repères de simulation, pas comme une promesse universelle. Le foyer fiscal, la présence de versement libératoire ou une activité de vente plutôt que de service peuvent déplacer la courbe. Mais la logique reste la même : à mesure que vous montez en CA, votre marge de manœuvre augmente, à condition de garder une discipline de provision et de ne pas subir la TVA par surprise.
| CA freelance / mois | Net freelance estimé | Salaire brut comparable |
|---|---|---|
| 2 000 € | ≈ 1 350 € | ≈ 1 740 € |
| 3 000 € | ≈ 2 050 € | ≈ 2 640 € |
| 4 000 € | ≈ 2 750 € | ≈ 3 550 € |
| 5 000 € | ≈ 3 450 € | ≈ 4 450 € |
| 6 000 € | ≈ 4 150 € | ≈ 5 360 € |
| 8 000 € | ≈ 5 600 € | ≈ 7 230 € |
| 10 000 € | ≈ 7 000 € | ≈ 9 030 € |
Il existe des cas où le freelance est objectivement moins intéressant à court terme. C’est souvent le cas si votre CA prévisible est trop irrégulier, si vous dépendez d’un seul client, si votre taux journalier n’est pas assez haut pour couvrir les jours non facturés ou si votre foyer fiscal rend le différentiel trop faible. Dans ce cas, l’indépendance n’est pas forcément une erreur, mais le timing peut l’être.
Il faut aussi être prudent lorsque l’on se compare à un CDI qui inclut des avantages implicites importants : primes, participation, mutuelle avantageuse, matériel, ou vraie protection en cas de trou d’activité. Un comparatif sérieux doit pouvoir conclure que le salariat reste préférable si le différentiel ne compense pas ces éléments.
La bonne décision n’est donc pas 'le freelance gagne toujours plus'. La bonne décision est 'je sais à partir de quel niveau cela devient plus intéressant pour moi, et ce niveau est atteint ou non'.
Il faut convertir les deux en net mensuel comparable. Un brut salarié doit être ramené à un net salarié ; un CA freelance doit être ramené à un net après URSSAF, impôt et provision CFE.
Non. Tout dépend du CA réel, du rythme de mission, du foyer fiscal et de la discipline de provision. Le freelance peut gagner plus, autant ou moins selon le contexte.
Parce qu’il indique le niveau de CA mensuel à partir duquel le net freelance dépasse réellement le net salarié. C’est un repère très utile avant une transition.
Pas directement dans la formule principale. En revanche, la page rappelle pourquoi ces jours non facturés doivent entrer dans votre réflexion globale.
Oui. Le comparatif est entièrement public. Le compte gratuit sert ensuite à suivre votre net dans le temps et à recevoir les alertes.
Parce qu’il modifie l’impôt estimé côté freelance. Une personne célibataire et un couple marié n’auront pas la même lecture du net après impôt.
Voir le seuil TVA, la bascule et l’impact sur le net à partir de votre CA.
Ouvrir la pageTransformer un CA mensuel en net réel puis en équivalent salarié.
Ouvrir la pageComprendre les cotisations, la TVA et le vrai revenu disponible.
Ouvrir la pagePasser du chiffre d’affaires au net réellement conservé.
Ouvrir la pageComparer le barème classique et le versement libératoire.
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Ouvrir la pageLe simulateur est public. Le compte gratuit sert ensuite à garder l'historique, la réserve et les alertes au même endroit.
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